jeudi 27 avril 2023

SAINT-MALO La Bretagne suite XIV

 SAINT-MALO  


C'est une commune française située en Bretagne, Département d'Ille-et-Vilaine.
Un joli port situé sur le littoral de la Manche, sur la rive droite de l'estuaire de la Rance.

La cité ne s'ouvre sur la mer que par une longue grève que des chaussées relient aux iles et ilots.

Histoire


La ville aurait été élevée par  Maclou un moine venu d'outre-Manche, au VI° siècle.
Sur un rocher entouré par la mer, sur une position facile à défendre, en effet les marées sont de grandes amplitudes (8 à 14m), qui modifie profondément l'aspect du rivage.

Le site constitue un bon abri pour les bateaux, avec en marée basse de grandes plages venteuses et des rochers disposés en ilots.

Mais elle sera très vite ceinte de remparts par ses évêques, formant déjà l'esprit d'indépendance de ses habitants.

Les remparts sont commencés dés le 12° siècle, agrandis et modifiés  jusqu'au XVIII° siècle.
Du Guesclin s'y retranchera, y élèvera une forteresse.
Les ilots rocheux seront plus tard fortifiés de Vauban.


En raison du site privilégié que constitue le rocher sur laquelle elle est construite, 
à l'embouchure de la Rance,
Saint-Malo s'impose comme une ville du littoral et exerce un grand pouvoir d'attraction, 
et de même peu de cités sont plus évocatrices de l'Aventure maritime que Saint-Malo.

Pendant la dernière guerre St-Malo est transformé en camp retranché, par les Allemands.
Une lutte terrible est alors engagée pour sa libération, du 1er au 14 août 1944.
La ville close en sort en ruine, seuls les remparts ont tenu bon.
La reconstruction commence alors dans le style des maisons de granit du XVII ° et XVIII° siècles.


Sa fière devise :

" Ni Français, ni Breton; Malouin suis".

Le port

Il est aménagé au cœur de la vaste rade qui séparait naguère la cité corsaire  du continent.
Il possède quatre bassins à flots, qui sont protégés par une écluse.

Le château

L'imposant château  est du XV° siècle avec 4 tours aux angles
 et une saillie encadrée de 2 tours rondes:
la Générale et Quiquengrogne, qui doublent 2 ouvrages antérieurs : 
le petit donjon  (1393) et le grand donjon (1424).


Ci-dessous une aquarelle de la Tour "Quic-en-Groigne" vue du bassin 



























LE RENARD

Le Renard est un cotre à hunier, réplique par  faite l'Association Cotre Corsaire, 
du dernier bateau armé pour la course, en 1812, 
par le corsaire malouin (et armateur) Robert Surcouf (1773-1827).


Le cotre (de l'anglais cutter) est un petit bâtiment à un mât à formes fines et élancées.


Caractéristiques techniques 
  
Longueur de la coque: 19 m.
Longueur hors tout:     30 m
Voilure  :                     450 m²
Artillerie :                   10 caronades.



Le voici naviguant devant les remparts de la cité.
















































A bientôt, pour la vidéo.

































 

























vendredi 14 avril 2023

La Bretagne suite XIII CONCARNEAU

 CONCARNEAU  La Bretagne suite


La ville de Concarneau est l'un des sites les plus remarquable de Bretagne.

Elle est située dans l'estuaire formant la ria du fleuve Moros.
En breton: Concarneau signifie "abri, anse ou baie de Cornouaille".

La ville aurait été fondée par CONCAR, fils d'Urbien, et petit fils du roi Judicaël.
Par contre, le Duc Jean II (né en 1239 et mort accidentellement en 1305) aurait fait construire la première enceinte murale entourant l'ilot.

La Ville-Close est ainsi bâtie sur un ilot de 300 mètres de long, large de 100m, de forme irrégulière située au milieu du port. 
Elle est reliée à la terre par deux petits ponts que sépare un ouvrage fortifié et d'épais remparts en granit qui la ceinture, flanqués de tours du XIV° siècle. 
La fortification a été remaniée par Vauban au XVII siècle.
En faisant le tour (partiel) des remparts par le chemin de ronde, on a une vue sur le port et l'arrière port .
Les principales tours sont celles du Gouverneur, du Hâvre, du Fer à cheval, de la Tour neuve et la tour du Major.

L'unique rue de la vielle cité est très animée. 
Après la balade sur les remparts, les touristes et estivants entrent et sortent des échoppes des marchands de souvenirs et de friandises. 

 

L'entrée de la Ville Close, peinture acrylique.


























Mes œuvres précédentes.


Une gouache du mois de Mai 1957, vraiment grise,
après une excursion au départ de Nantes, avec le Comité d'Entreprise du CIO, en autocar.



































Une aquarelle de 2002, éditée sur une boite à gâteaux par la Société DV de Vertou.



















LE SUJET :   Les remparts, les ponts, l'horloge et la Tour du Major


Il s'agit donc de peindre et de reproduire l'entrée de la Ville-Close, 
sujet mille fois peints par une ribambelle d'artistes et prises en photos par des milliers de touristes.

Quoique la peinture ne soit pas une copie de la réalité.

Après avoir dessiné précisément avec un crayon les contours des murailles.

J'ai entamé la peinture du toit avec sa forme particulière et son horloge.

















Puis j'ai appliqué un lavis de gris de Payne sur l'eau et le bâti.

















J'ai posé un ocre jaune sur les murailles, et un coulis de bleu. 


















Puis, j'ai appliqué pour la surface de l'eau un mélange de vert émeraude et de bleu de cobalt.

















Lignes conductrices 

Comme j'ai choisi un format de toile : marine.
J'envisage une perspective du ciel en forme de V aplati, avec le point de fuite derrière l'horloge.


Et toujours avec un lavis de gris de Payne,
 je commence par figurer le ciel avec la perspective des nuages.
Et je module les ombres.
















Je continue le travail du ciel avec du bleu clair, entre les nuages bas,
et pour une impression de profondeur
 j'utilise pour la surface de l'eau un lavis de bleu de Prusse.


 




Je continue le travail du ciel qui semble se dégager.
Ainsi qu'un coulis de jaune sur  les murailles 
qui éclaire la scène et qui font prendre une jolie teinte dorée sous les rayons du soleil.
















Je détaille les assises de pierres des murs, 
par de petites touches multicolores de brun, rose, ocre jaune.





















Je réajuste la bonne tonalité, par du beige, et retravaille l'eau.


















Je pose des rehauts de bleu ciel sur la surface de l'eau, 
et commence l'animation par des fantômes de gris.


















J'éclaircie, encore avec du beige clair, les murs,

Ce qui donne davantage de lumière, et retravaille le miroir d'eau.

















LE RENDU DEFINITIF
















































A bientôt pour un autre voyage en Bretagne.




















vendredi 31 mars 2023

La Bretagne suite QUIMPER

QUIMPER   Finistère 

La ville de QUIMPER s'étend sur la rive droite de l'Odet autour de la cathédrale Saint-Corentin de style gothique breton du XIII° au XVI° siècle.

Les rivières de l'Odet et le Steir descendent des Montagnes noires et se rejoignent aux portes de Quimper.
Leurs eaux resserrées entre les murs de pierres des quais reflètent les anciennes demeures avant de partir vers l'Océan en une vaste ria qui serpente au gré des marées.

Construit autour de la cathédrale le vieux QUIMPER garde ses rues hautes en couleurs et l'atmosphère animée du Moyen Age.

La rue Keréon (Cordonniers) et la place Terre-au-duc représentent le centre traditionnel et historique de la Bretagne, avec leurs maisons à colombage aux toits parfois sur 3 niveaux couvert d'ardoises.

La cathédrale gothique est un témoignage de la Foi et de l'Art breton.
La façade d'un granit lumineux dessine des lignes sobres et équilibrées.
Au XIX° les deux flèches coniques furent construites grâce aux dons des paroissiens.
Entre les flèches s'élève fièrement la statue équestre du mythique  roi Gradlon, 
roi de la Cité Ys en Cornouille engloutie par la mer.








  































































La mise en  œuvre de la peinture  ci-dessus.


Sur une toile de format 10F.













Après avoir ébauché au crayon les grands lignes 
Je met en place un lavis d'ocre jaune en fond sur les bâtiments.




























 En progressant du haut vers le bas de la composition.






















Puis je continue avec un fond de ciel rose et les premiers plans.
























Je restitue au ciel sa couleur, et avec un glacis au gris de Payne les immeubles.























Je détaille les bâtiments 
et commence les ombres toujours avec un lavis mais ocre jaune.
























Je précise par des effets les nuances les degrés de la lumière du soleil.























Les premiers plans sont un peu plus soutenus.
Les personnages vont animer la rue Keréon.












































































LE RENDU FINAL























La rue Keréon à Quimper

vendredi 17 mars 2023

PONT-AVEN La Bretagne suite

PONT-AVEN    Finistère 



Les eaux du fleuve côtier l'Aven descendent des Montagnes Noires puis par Rosporden, 
et en se faufilant au milieu d'énormes blocs de rochers en granit arrondis 
se déversent dans l'Océan, 
par un estuaire qui sert de port d'échouage à de nombreuses 
et diverses embarcations de toutes tailles.

Le dernier pont avant la mer se trouve ainsi au bourg de Pont-Aven, 
dans un site pittoresque traversé par l'Aven, à l'endroit où
le fleuve s'élargit en estuaire
qui forme une ria (aber en breton) en s'ouvrant vers le sud et la mer.

Elle est bordée de chaque coté par des collines abondamment boisées, 
avec des sites pleins de charme comme celui du hameau de Kerdruc.

Le site est favorable à l'implantation de nombreux moulins à eaux de toutes sortes.


Un adage la décrit comme : 
"Pont-Aven
 ville de renom,
quatorze moulins
quinze maisons"


La chapelle de Trémalo est un des innombrables sanctuaires de Bretagne 
aux proportions harmonieuses 
qui baignée dans une lumière poétique aurait inspiré les peintres, 
ainsi que les moulins et les coiffes des femmes et des jeunes filles.


La ville de Pont-Aven est aussi connue pour ces galettes bretonnes commercialisées
sous le nom de Traou-Mad, (les bonnes choses en breton).


LE MOTIF


Il s'agit de l'un des derniers moulins sur la rivière.


Ci-dessous : le moulin du Grand Poulguin à Pont-Aven









































Ci-dessous une aquarelle, le même lieu,
 sur une boite métallique de la Société DV, de Vertou.




















L'école de peinture de Pont-Aven


Pont-Aven garde les souvenirs de l'école de peinture qui s'y constitua au XIX° 
autour de nombreux peintres qui s'y lièrent connaissance dans les cabarets et les pensions 
et cela, avant l'arrivée du chemin de fer.























On reconnait Gauguin debout avec son bonnet carré à droite de la porte.



Alors, le village de Pont-Aven entre dans l'histoire de la peinture avec la venue 
de tout un groupe de peintres français et étrangers, 
en particulier Gauguin (1848-1903) et Emile Bernard (1868-1914).

Plus Henri Moret (1856-1913), Maxime Maufra (1861-1918), Henri Barnoin (1882-1940), etc..

En gros, l'école se distingue par:


Des aplats de couleurs vives juxtaposées.
Le cloisonnement des plans et l'élimination des détails.
L'éloignement du sujet en supprimant la profondeur de champ (la perspective).
Et l'anecdote.
La déformation des corps en particulier des pieds.

 

 Pour Gauguin : 

le naturel et le surnaturel, dans le même espace 
(la Lutte de Jacob avec l'Ange,1888).








La réalisation de la peinture


Pour moi pas question de vision, je reste prosaïque pour l'instant.
(manque de poésie dans les arts), on verra plus tard.


Donc, je barbouille avec un jus gris le sujet qui sert de fond teinté.
























Puis j'applique un vert kaki sur la colline.






















Je continue la grisaille en accentuant les ombres.



















Je commence à colorer le bâtiment du fond et les rochers.







J'ajoute une couleur bleu pâle pour le ciel.








Je travaille le feuillage et les façades.








Le point fort de la composition reste l'Aven, je continue de travailler les eaux.








AU FINAL











A bientôt pour un autre sujet.